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Rumsfeld "a offert de l'aide à Saddam"
- Des documents déclassifiés exposent le faucon de la Maison Blanche et son rôle pendant la guerre Iran/Irak
![]() Il a été rapporté hier que l'administration Reagan et son envoyé spécial au Moyen-Orient, Donald Rumsfeld, ont fait peu de choses pour empêcher l'Irak de développer des armes de destruction massive dans les années 80, même s'ils savaient que Saddam Hussein utilisait des armes chimiques "presque quotidiennement" contre l'Iran. Le support américain pour Bagdad pendant la guerre Iran/Irak comme rempart contre l'insurrection Shi'ite était bien connue depuis longtemps, mais en utilisant des documents gouvernementaux rendus publiques, le Washington Post a fourni hier des nouveaux détails sur le rôle de M. Rumsfeld, et sur l'étendue de la connaissance par l'administration Reagan de l'utilisation d'armes chimiques. Les détails embarrasseront M. Rumsfeld, qui en tant que secrétaire à la défense pour l'administration Bush, est l'un des faucons dirigeants en ce qui concerne l'Irak, dénonçant fréquemment le pays pour son utilisation antérieure de telles armes. Les Américains ont fourni de l'équipement militaire moins conventionnel que les compagnies Anglaises ou Allemandes mais a permis l'exportation d'agents biologiques, incluant l'anthrax, des ingrédients vitaux pour les armes chimiques, et des bombes à fragmentation vendues par une organisation façade de la CIA au Chili, affirme le rapport. Des informations sur les mouvements des troupes Iraniennes ont été fournies, en dépit de connaissances détaillées sur l'utilisation par l'Irak de gaz nerveux. Rick Francona, un ex-lieutenant colonel des services d'intelligence militaires qui a servi à l'ambassade de Bagdad en 1987 et 1988, a dit au Guardian : "Nous croyions que les Irakiens utilisaient le gaz moutarde tout au cours de la guerre, mais ce n'était pas aussi sinistre que les gaz nerveux." "Ils ont commencé a utiliser le Tabun (un gaz nerveux) aussi tôt qu'en 83 ou 84, mais de façon très limitée. Ils apprenaient probablement comment l'utiliser. Et en 88, ils ont développé le sarin." Le 1er Novembre 1983, le Secrétaire d'État, George Shultz, a reçu des rapports des services de renseignement d'"utilisation presque quotidienne d'armes chimiques" par l'Irak. Toutefois, 25 jours plus tard, Ronald Reagan a signé un ordre secret demandant à l'administration de faire "tout ce qui était nécessaire et légal" pour empêcher l'Iraq de perdre la guerre. En décembre M. Rumsfeld, engagé par le Président Reagen pour servir de médiateur au Moyen-Orient, a rencontré Saddam Hussein à Bagdad et a transmis la volonté Américaine d'aider son régime et de restaurer des relations diplomatiques complètes. M. Rumsfeld a affirmé qu'il avait "averti" le leader Irakien contre l'utilisation de telles armes prohibées. Mais il n'y avait aucune mention d'un tel avertissement dans les notes du département d'état concernant l'entretien. Howard Teicher, un spécialiste Irakien à la Maison Blanche Reagan, a témoigné dans un affidavit en 1995 que le directeur de la CIA d'alors, William Casey, a utilisé une firme Chilienne, Cardoen, pour expédier des bombes à fragmentation pour utiliser contre les "vagues humaines" d'attaques Iraniennes. Une enquête du congrès en 1994 a aussi dévoilé que des douzaines d'agents biologiques, incluant diverses espèces d'anthrax, ont été expédiés en Irak par des compagnies Américaines, sous licence du département du commerce. En outre, en 1988, la "Dow Chemical Company" a vendu pour 1.5 millions de dollars US de pesticides à l'Irak, en dépit de fortes suspicions sur leur utilisation pour l'armement chimique. La seule occasion où l'utilisation par l'Irak d'armes bannies a semblé préoccupé l'administration Reagan est survenue en 1988, après que le Lieutenant Colonel Francona ait inspecté les zones de combat de la péninsule al-Faw dans le sud de l'Irak, et qu'il y ait rapporté des signes de gaz sarin. "Lorsque je patrouillais, j'ai vu des injecteurs d'atropine sur le sol. Nous avons vu des fluides de décontamination sur les véhicules, il n'y avait pas d'insectes", a affirmé M. Francona, qui a écrit un livre sur le changement de la politique Américaine en Irak intitulé "S'allier à l'adversaire". "Il y eu une très rapide réponse de Washington disant : 'cessons notre coopération' mais ça n'a pas duré longtemps - seulement quelques semaines." Rumsfeld 'offered help to Saddam' Julian Borger, The Guardian, Washignton, 31 décembre 2002 Source : The Guardian, www.guardian.co.uk Traduction : Évolution Québec
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