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Les Américains recrutent d'anciens agents de Saddam pour combattre leur ex-patron
La coalition menée par les américains a engagé d'anciens agents de renseignement de Saddam Hussein alors qu'elle cherche à durcir le ton dans le combat contre les Islamistes étrangers loyaux à l'ancien dictateur, a affirmé une faction pro Américaine.
"Ils ont commencé à recruter des anciens Mukhabarat", a dit Ali Abdul Amir, représentant de l'Accord National Iraquien, un groupe qui a une longue liste de liens avec l'entourage de la Défense Américaine, et qui compte le nouveau ministre de l'intérieur par interim de l'Irak Nuri Badran parmis ses membres. "La coalition les a engagés. Les partis Irakiens ont aussi aidé dans le recrutement", d'après Abdul Amir.
"Plusieurs d'entre eux sont d'anciens officiers de renseignement qui sont partis en exil, mais d'autres sont transférés du vieux régime, pour autant qu'il soit clair qu'ils n'ont pas commis d'abus contre le peuple Irakien." En particulier, la coalition a fait signer des Mukhabarat qui ont espionné la Syrie et l'Iran sous Saddam, alors qu'elle cherche à stopper l'afflux de militants étrangers qu'elle croit faire cause commune avec les loyalistes de l'ancien régime pour organiser des attentats à la voiture piégée comme ceux qui ont ébranlé l'Irak dans les récentes semaines, a dit Abdul Amir. La décision va certainement choquer plusieurs irakiens pour qui les services de renseignement de Saddam représentaient le barbarisme et la cruauté, avant que la coalition n'ajoute son état policier. L'Autorité Provisionnelle de la Coalition (CPA) a refusé de confirmer ou de nier qu'elle recrutait d'anciens agents de Saddam. "Nous ne commentons aucune question de renseignement", a déclaré le porte-parole Naheed Mehta. Le commandant le plus haut placé sur le terrain en Irak, le Lieutenant Général Ricardo Sanchez, a vigoureusement démenti que ceux qui sont sous son commandement aient été impliqués dans le recrutement d'ancien agents de renseignements. Toutefois, il a limité ses commentaires strictement aux forces se rapportant directement à lui et pas à d'autres éléments de la CPA ou du gouvernement Américain. "Les forces de la coalition n'engagent pas d'anciens agents de renseignement", a-t-il dit, refusant d'élaborer. Toutefois, Sanchez et l'homme de tête des Américains en Irak, Paul Bremer, ont tous deux signalé abondamment l'importance de l'acquisition de renseignements au lendemain de trois attentats à la voiture piégée importants en autant de semaines. Sanchez a répété à plusieurs reprises que la seule façon de combattre les attentats à la bombe, qui ont tué bien au delà de 100 personnes dans les trois attaques contre les missions de l'ONU et Jordanienne, et contre la ville sainte des Shi'ites, ne passe pas par davantage de soldats, mais par un meilleur "service de renseignement humain". Les services de renseignement actuels en Irak sont grandement dépendants des raids militaires et des informations privilégiées que la coalition obtient et donne à l'armée et à la police Irakienne, alors qu'ils n'ont aucun réseau formel d'agents doubles. Même si les forces américaines avaient parlé de recruter des agents de renseignements avant les attentats dévastateurs, la campagne a pris une plus grande urgence suite à l'explosion des quartiers de l'ONU, a affirmé Abdul Amir. "Il y a maintenant tellement de signes clairs de relations entre les fidèles de Saddam et Al-Qaeda, ceci est un moment crucial pour les Américains et l'Irak", a-t-il dit. "Avant, ils faisaient les choses si lentement. Maintenant, les Américains les font si rapidement." Le changement de tactique de la Coalition menée par les Américains fait partie de la croissante réévaluation des risques de sécurité en Irak. Les commandants ont affirmé que la menace se dissiperait aussitôt que Saddam serait capturé ou tué, mais ils parlent maintenant d'un flux croissant de militants étrangers transformant l'Irak en une "ligne de front dans la guerre mondiale au terrorisme". Pour sa part Abdul Amir a qualifié le recrutement d'anciens agents de Saddam de correction de la décision de Bremer d'abolir l'ensemble des forces de sécurité de l'ancien régime, avec une série de décrets exécutifs en mai.
"C'était de mauvaises décisions. Ils ont simplement converti ces gens en ennemis. Maintenant, au moins, la coalition fait face à ses erreurs", a-t-il dit. Les efforts pour regagner les vétérans contrariés des forces de sécurité de Saddam incluent aussi engager d'anciens officiers militaires seniors pour une nouvelle force de défense civile que la coalition entraîne pour protéger les quartiers et les infrastructures, et contrer les attaques des militants, d'après Abdul Amir. "Ils connaissent le peuple, le terrain, la langue", a-t-il dit, en ajoutant qu'il y avait aussi des plans pour établir une unité de renseignement domestique, sous le commandement du nouveau ministère Irakien de l'intérieur, mené par son collègue de parti. US recruiting former Saddam agents to battle old boss AFP, 5 septembre 2003 Source : Propaganda Matrix, www.propagandamatrix.com Traduction : Évolution Québec
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