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L'Histoire Complète du Cannabis Au Canada 1609 : Le cannabis arrive au Canada Il y a une certaine controverse à savoir si le chanvre est natif des Amériques ou s'il a été introduit par des Européens immigrants au Nouveau Monde. Quoi que Jacques Cartier ait mentionné dans son journal qu'il a vu du chanvre qui poussait au Canada, la question est de savoir s'il voulait dire du cannabis ou simplement des plantes à longues tiges fibreuses. … Il est connu que le cannabis a été parmi les premières récoltes semées par les Européens en sol canadien. Elles étaient récoltées par Louis Hébert, un apothicaire parisien renommé qui avait été attiré au Canada par son bon ami et explorateur Samuel de Champlain. Hébert émigra en Nouvelle-France en 1609 avec son épouse et ses enfants, amenant sa vaste connaissance des herbes et médicaments avec lui dans le Nouveau Monde.
17e et 18e siècles : Le Cannabis dans le Nouveau Monde À la fin des années 1500, le chanvre était devenu une denrée rare en Europe. La Hollande avait obtenu un monopole sur l'importation de chanvre bon marché des Indes Orientales, et des blocus navals coupaient l'approvisionnement de chanvre russe qui pouvait être obtenu facilement à l'apogée de l'empire Romain. … Depuis que de grandes quantités de chanvre étaient nécessaires pour toutes les puissances navales européennes pour l'armement de leurs vaisseaux de guerre et flottes navale et marchande, les monarques Européens regardaient le Nouveau Monde comme une source alternative de cannabis. Ainsi, à l'aube du 17e siècle, l'Espagne semait du chanvre au Chili, la Nouvelle-Angleterre cultivait du chanvre pour l'Angleterre, et les Entrepôts Royaux Français promettaient d'acheter tout le chanvre que les fermiers canadiens pourraient faire pousser. … Durant cette période, des subventions étaient souvent offertes pour la culture du chanvre, plusieurs taxes pouvaient être payées en plans de chanvre, et des pénalités sévères étaient souvent imposées aux fermiers s'ils ne produisaient pas une quantité suffisante de cannabis. Plusieurs villes et régions modernes ont racines dans ces cultures, incluant Hampshire, Hempsteads et Hamptons.
La difficulté à cette période n'était pas de faire pousser le chanvre, mais plutôt de le préparer pour le marché. La machinerie sophistiquée pour le broyage du chanvre n'a pas été inventée avant les années 1920. Avant ce temps le chanvre nécessitait une moisson laborieuse, requérant un procédé appelé "rouissage" pour le préparer à être utilisé. Les longues fibres externes des plants de cannabis nécessitaient d'être séparées de leur pulpe interne, ce qui était accompli en trempant les plans dans l'eau jusqu'à ce que les filaments internes se décomposent suffisamment pour que les fibres soient facilement retirées. 1800-1900 : Commerce de Drogues et Guerre à la Drogue L'importance des plans de chanvre diminue quelque part dans le 19e siècle. Bien que les arbres n'aient remplacé le chanvre à titre de source principale de papier qu'à la fin des années 1800, l'avènement de l'énergie à vapeur réduit le besoin pour les toiles à voiles en chanvre pour la marine, et l'invention de la machine à égrener le coton permit aux fibres de coton d'être retirées avec beaucoup moins de travail que le chanvre. Le 19e siècle vu aussi la naissance du premier commerce international de substances altérant l'esprit. Le commerce mondial de drogue prit de la vitesse pendant le 19e siècle. Le moteur de ce commerce était l'Angleterre, dont la suprématie navale lui permettait un commerce étendu pour le thé, l'alcool, le tabac et l'opium tout autour du monde. L'opium était populaire chez les Chinois, mais banni par les souverains de Chine. En ces temps le gouvernement Chinois acceptait seulement l'or en paiement pour l'énorme quantité de thé que les Britanniques consommaient fanatiquement, et les dynasties de la Chine se succédaient dans le monopole mondial de la production de thé. Les paiements d'or à la Chine ont mis le trésor Britannique en faillite dans les années 1820, alors afin de rembourser cet or, l'opium était vendu aux consommateurs Chinois par l'entremise de divers intermédiaires Chinois (les "hongs"). Les Chinois perdirent leur monopole lorsque des plants de thé furent sortis clandestinement de la Chine dans les années 1850 et que des plantations de thé furent établies en Inde et au Ceylan (Sri Lanka). ![]() La propagation de l'usage de l'opium parmi la population chinoise sonna l'alarme parmi les dirigeants du gouvernement Chinois, qui décida finalement de bannir tout commerce d'opium avec les autres nations. Cette action ferma un immense marché pour les commerçants d'opium Britanniques, et en 1839, l'Angleterre déclara la guerre à la Chine pour maintenir son droit de vendre de l'opium aux Chinois. Lorsque les Britanniques gagnèrent la "Guerre de l'Opium" ils créèrent ce que les Chinois appelèrent le "Traité Inégal", qui établissait que la Chine avait à payer le coût total de la guerre et concédait aux Britanniques l'île marchande d'avant-poste Hong Kong jusqu'à l'année 1997. 1870-1907 : Or, Exploitation, Racisme En 1871, de l'or était découvert le long de la rivière Fraser en Colombie-Britannique. Environ 2000 Chinois vinrent des mines épuisées de Californie pour travailler dans les nouvelles mines le long de la rivière Fraser. En 1881 la compagnie Onderdonk Construction se voyait accorder la permission par le gouvernement Canadien de transporter 17 000 travailleurs Chinois de la région chinoise du sud de Kwangtung pour travailler sur le chemin de fer en Colombie-Britannique. La compagnie Onderdonk Construction faisait la promotion d'un scénario "devenez riche rapidement" pour attirer les travailleurs, leur promettant un retour rapide à leur patrie, et plus riches que dans leurs rêves les plus fous. L'impitoyable exploitation de ces hommes qui allaient subséquemment faire face à de brutales troupes de travail est un des moments les plus sombres de l'histoire Canadienne. Plus de 4 000 travailleurs chinois périrent en construisant le grand chemin de fer national. Quand la voie ferrée fut complétée et que les mines d'or furent épuisées, Vancouver se retrouva avec des milliers de Chinois appauvris vivant dans des tentes et des bidonvilles. Ces hommes étaient disposés à faire n'importe quel travail disponible, souvent à un salaire autour de quatre dollars par mois. Exclue de la plupart des rapports sociaux, et méprisant l'alcool, la population Chinoise vivait dans le Chinatown une existence semblable à celle des ghettos. Comme l'Amérique du Nord était considérée essentiellement Britannique par les Chinois, ils ne voyaient pas de raison de ne pas amener au Canada l'opium qui leur était vendue par les Britanniques. L'usage d'opium devint un moyen commun pour la population Chinoise d'alléger la douleur de leur pauvre état.
Les mouvements de travail organisés de la Colombie-Britannique avaient peur des baisses de salaires et d'un marché du travail inondé, et en vinrent rapidement à voir les Chinois "coolies" comme leurs ennemis. Ils firent pression sur le gouvernement pour restreindre l'immigration ultérieure et le gouvernement fédéral Canadien répondit en instituant une taxe par tête pour les immigrants Chinois de cinquante dollars, une taxe qui augmenta constamment pour atteindre cinq cent dollars par tête en 1904. La haine de la population Chinoise de Vancouver résultats en émeutes de travailleurs en 1907.
1907-1923 : Prohibition, Législation, Propagande L'ancien député ministre du travail William Lyon MacKenzie King a été nommé pour enquêter et régler les réclamations pour dommages Chinoises. Pendant son enquête, MacKenzie King a découvert l'usage d'opium parmi la population Chinoise, et trouve une solution unique à la crise de travail. MacKenzie King a décidé que le seul moyen d'éliminer l'agitation civile était d'éliminer les Chinois. En sa qualité de citoyen civil, il soumet un rapport intitulé "La Nécessité de la Suppression du Trafic d'Opium au Canada". Ce rapport était largement fondé sur les histoires des journaux à sensation décrivant la déchéance de jeunes blanches causée par l'usage d'opium.
Le rapport de MacKenzie King mène à la création de l'Opium Narcotic Act de 1908, qui prohibe l'importation, la fabrication et la vente d'opiacés pour usage non médical. L'Opium Narcotic Act de 1908 a fourni les bases pour toutes les autres législations Canadiennes en rapport avec l'usage des drogues illicites à ce jour, en dépit du fait qu'elle ait été créée uniquement pour éliminer un élément indésirable de la communauté ouvrière, et ce sans aucune considération médicale, sociale ou aucune recherche scientifique pour soutenir sa nécessité ou sagesse. En fait, il est fort peu probable que MacKenzie King ait eu l'intention d'appliquer l'Acte à un quelconque segment de la population blanche. Les difficultés à faire appliquer l'Acte et le développement de réseaux de contrebande illicites poussent l'établissement d'une commission royale d'enquête sur la contrebande de l'opium Chinois. Les recommandations de la commission résultent en l'Opium and Drug Act de 1911. Cet acte étend la liste des drogues prohibées, faisant de l'usage simple et de la possession des offenses, et élargissent les pouvoirs policiers de recherche et de saisie.
En 1920, un an avant que MacKenzie King ne devienne Premier Ministre du Canada, la section Opium et Drogues est établie par le département de la santé, et est mis en charge du renforcement de la législation des narcotiques. La Gendarmerie Royale du Canada travaille très étroitement avec la section Drogue, et leurs services sont récompensés par des lois plus indulgentes envers leur droit de rechercher et saisir la propriété des utilisateurs de drogue suspects. Jusqu'aux années 1920, des extraits de cannabis sont utilisés dans des médicaments brevetés pour traiter une vingtaine de malaises différents; de son vivant, la reine Victoria elle-même était une avide avocate de la médecine cannabique, et nourrissait même les oiseaux chanteurs et oiseaux rares des sanctuaires royaux de graines de chanvre. ![]() Pendant cette période, 3 états des États-Unis rendaient le cannabis illégal, tous sans aucun support d'étude scientifique. Ces lois sont mises en place pour harceler et déporter les groupes minoritaires qui favorisent différentes drogues, contrairement à la population Européenne. Ces lois sans fondement et racistes étaient pour trouver leur chemin jusqu'au Canada, assistées par le Maclean's Magazine, qui publie au début des années 1920 une série d'articles sur le trafic illégal de la drogue au Canada. Ces articles étaient écrits par Mme Emily Murphy sous le nom de plume de "Janey Canuck", et ont été plus tard compilés en un livre intitulé "The Black Candle". Mme Emily Murphy fut la première femme juge magistrate policière, et était aussi une leader du Irish Orange Order, un groupe religieux qui voulait (NDLT : et veut encore!..) une population blanche pure au Canada.
Les articles que Mme Emily Murphy a écrit sont très biaisés et sensationnalistes. Dans un chapitre, un chef de police du comté de Los Angeles est cité disant que : … les personnes faisant usage de ce narcotique fument les feuilles séchées de la plante, qui ont comme effets de les rendre complètement fous. Les dépendants perdent tout sens moral ou responsabilité. Les dépendants de cette drogue, lorsque sous son influence, sont immunisés à la douleur. Sous cette influence ils deviennent de délirants maniaques et sont capables de tuer ou d'indulger toute forme de violence aux autres personnes, en utilisant la plupart des méthodes sauvages de cruauté sans, comme cité plus haut, aucun sens moral ou responsabilité.
Lorsque "The Black Candle" est publié en 1922, son seul but est de provoquer l'opinion publique et faire pression sur le gouvernement pour créer des lois sur la drogue plus strictes. La GRC utilise ce livre pour renforcer son pouvoir en rendant le cannabis illégal sous le nom "marijuana" dans le Opium and Narcotic Drug Act de 1923. 1938-1961 : Études ignorées, Peines Augmentées En 1938, le maire de New York, Fiorello La Guardia, mandate la Grande Association Médicale de New York d'étudier les effets et usages de la marijuana. Leur rapport est publié en 1944, et reste une des études les plus étendues sur la santé et les effets sociaux de la consommation de marijuana. Entre autre faits, le rapport La Guardia rapporte que : Le comportement du fumeur est d'un caractère amical et sociable, et l'agressivité et la belligérance ne sont pas vues communément. L'étude rapporte également qu'il n'y a pas de relation entre les crimes violents et la marijuana. Les recommandations de ce rapport ont été ignorées. En 1954 une nouvelle offense est créée au Canada, soit la possession de biens en but de faire le trafic. La sentence pour ce crime a été doublée dès l'année suivante, augmentant la peine maximale d'emprisonnement à quatorze ans au lieu de sept. À la fin des années 1950, une fédération des agences d'assistance sociale, supportée par l'Association Médicale de la Colombie-Britannique, fait pression auprès du gouvernement fédéral pour qu'il ait une vue plus réaliste de la nécessité des rudes lois anti-drogues au Canada. Ils poussent pour que les lois soient réécrites au moins pour faire une distinction entre les drogues dites "douces" et "dures". L'Association Médicale Nationale ne supporta pas cette recommandation, et elle fut ignorée. La Convention Particulière sur les Drogues Narcotiques prends effet en 1961. Alors que cet acte élimine le transport comme un reste des jours anti-chinois, il augmente également la peine minimum pour culture à sept ans, et celle pour importation et exportation à 14 ans. Ceci fait des lois sur la marijuana la seconde sentence minimum dans les lois criminelles Canadiennes, surpassée seulement par celles des peines capitales et non capitales pour meurtre. 1961-1980 : Mouvement contre la Prohibition Les années soixante ont vu l'utilisation de la marijuana parmi la jeunesse canadienne s'étendre comme jamais auparavant. Le gouvernement Canadien semble aussi adoucir la prohibition de la marijuana. Le ministre de la santé et services sociaux est cité disant : Les gouvernements, tant Canadiens qu'Américains, en utilisant la tactique de la peur, ont été coupable d'abus sans discernement, qui ont été efficaces seulement pour réduire notre propre crédibilité. Au début des années 1970, les Associations Médicales Canadiennes et Américaines conviennent que la marijuana n'est pas un narcotique. La commission LeDain fut désignée au Canada pour entreprendre une complète et factuelle étude de la marijuana et ses effets. Les résultats de cette recherche furent présentés au gouvernement quatre ans et quatre millions de dollars plus tard. Comme l'étude La Guardia de New York en 1944, la commission LeDain reconnaît que l'utilisation de marijuana n'est liée en aucune façon aux crimes violents. Elle conclue aussi que les lois prohibitionnistes servent seulement à créer une sous-culture avec peu de respect pour les lois et les forces de la lois, de même que détourner les capacités des forces de lois, engorger le système judiciaire, et fournir une base de fonds au crime organisé. Les recommandations de la commission LeDain varient de la légalisation pure à de petites amendes pour l'usage de marijuana. En 1971 il y eu un "smoke-in" au Gastown de Vancouver. L'événement était appelé "Grasstown" et attira quelques activistes, hippies et visiteurs curieux. Bien que tout ait bien débuté, avec des chansons et un joint de vingt pieds qui était passé à la ronde, le chef de police de l'époque ne pouvait tolérer cette flagrante violation de la loi, et l'événement fut pris d'assaut par la Police Montée suivie de l'escouade anti-émeute. Le résultats final fut que plusieurs blessures furent infligées aux participants, ainsi qu'à d'innocents passants et marchands locaux qui ne s'étaient pas identifiés assez rapidement. À la fin des années 1970 il sembla y avoir un consensus au parlement concernant le besoin de la légalisation de la marijuana. Plusieurs politiciens de ce temps, incluant Joe Clark, Pierre Trudeau et Jean Chrétien statuèrent publiquement qu'ils ordonneraient une forme de décriminalisation dès que possible. Malheureusement, l'élection de Ronald Reagan comme président des États-Unis en 1980 a ruiné les chances que cet événement se produise. Avec Nancy Reagan à sa tête, la Guerre à la Drogue commença sérieusement de nouveau.
1980-1992 : Douze ans de Guerre à la Drogue Américaine Les douze années de l'administration Reagan/Bush ont vu le budget de la US Drug Enforcement Agency atteindre des sommets inégalés, la création de sentences mandataires minimum pour possession de drogue et l'introduction de troupes Américaines en Amérique du Sud et au Panama, où la guerre à la drogue était amenée en terre étrangère. Le gouvernement Canadien stoppa les plans de légalisation de la marijuana par déférence pour la position Américaine, ne voulant créer aucun conflit avec notre grand voisin du sud. Ce modèle a toujours cours à ce jour.
Cet essai n'est presque pas assez long pour tenir une comptabilité complète des atrocités du gouvernement Américain commises au nom de la "Guerre à Certaines Drogues". Des programmes comme l'épandage de Paraquat et d'autres poisons au dessus des plantations extérieures de cannabis de la Jamaïque et du Mexique résultent en la contamination des sources d'eau locales et en dommages biologiques aux enfants, ce qui continue encore à ce jour. Des programmes comme ceux engagés à travers l'Amérique du Sud, où les troupes Américaines brûlent des villages et assassinent des fermiers indigènes dans leurs efforts pour couper l'approvisionnement en drogue.
Il a été clairement démontré que l'administration Bush/Reagan a trafiqué de grosses quantités de cocaine pour pouvoir contourner le besoin d'obtenir du financement du congrès. George Bush était aussi un directeur de Eli-Lilly, une compagnie pharmaceutique majeure, et demeura un actionnaire majeur tout au long de sa carrière politique. Les Etats-Unis surpassent toutes les autres nations du monde en ce qui concerne l'emprisonnement de sa propre population, un autre fait qui continue à ce jour. L'Afrique du Sud et l'ancienne Union Soviétique étaient lointaines deuxième et troisième à cette époque. Plus d'Américains ont été emprisonnés pour des peines reliées à la drogue durant les années 1980 que le nombre total qui étaient en prison au début du siècle. Toutes ces activités eurent du succès pour supprimer le commerce du cannabis, mais le résultat fut seulement une augmentation dans la popularité de la cocaïne, étant plus petite et plus facile à cacher et distribuer.
En 1988, tandis que les consommateurs de cannabis tournoyaient dans cette guerre américaine à certaines drogues, le parlement Canadien passa ce qui s'avérerait être la loi la plus sévère censurant le cannabis au monde. Préconiser la légalisation du cannabis, promouvoir la consommation de marijuana pour des raisons médicales, préconiser l'usage de chanvre pour ses fibres, montrer comment la marijuana est cultivée, publier des journaux, magazines ou des vidéos parlant positivement de la marijuana (ou de n'importe quelle "herbe, drogue ou substance" prohibée par le gouvernement) peut provoquer une poursuite criminelle avec des amendes de 100 000$ pour la première offense, et de 300 000$ pour une seconde offense, accompagnée de six mois à un an d'emprisonnement. 1992-Présent En avril 1992, NORML Canada (National Organization of Reform of Marijuana Laws) a été accusé sous la section 462.2 du code criminel pour avoir distribué des brochures pro légalisation à des étudiants d'une école secondaire en Ontario. Après avoir fait une descente dans la maison de Umberto Iorfida (ainsi que dans le bureau de NORML Canada), la police saisi de "l'information promouvant la légalisation et l'usage de cannabis" ainsi que des listes d'adresses de contribuants. On laissa tomber toutes les charges contre NORML Canada deux mois plus tard. Umberto a expédié un grief à la Court de Justice de l'Ontario demandant une solution constitutionnelle à la suppression de sa liberté d'expression. En octobre 1994, la Court de Justice d'Ontario déclara qu'elle agréait avec la plainte d'Umberto à l'effet que la section 462.2 étouffait la dissidence et l'expression. La prohibition sur la littérature a été renversée. La couronne en a appelé de la décision, et les avocats Alan Young et Edward Morgan prévoient aller à la Court Suprême du Canada pour protéger la liberté de paroles. En avril 1993, les résidents de Vancouver tiennent le premier smoke-in dans cette ville depuis 1971. Plus de 3000 personnes se rassemblent à la Vancouver Art Gallery et marchent jusqu'à l'Hôtel de Ville pour protester contre la mauvaise foi de l'Acte Canadien du Contrôle Narcotique. Les organisations Grassroots s'étendent à toute l'Amérique du Nord, demandant que les lois sur la drogue soient changées. Les gens deviennent conscients des coûts réels engagés par ce qu'ils appellent la guerre à la drogue. L'assèchement économique, les contestations sociales et l'oppression gouvernementale résultants de cette situation sont devenus apparents lorsque le gouvernement a pris des mesures extrêmes pour diminuer l'usage du cannabis, de mêmes que d'autres herbes et intoxicants. Le gouvernement conservateur a introduit en 1992 un projet de loi qui aurait doublé les pénalités pour possession de marijuana et élargi l'éventail des substances prohibées. Le projet de loi ne passa pas dû à la défaite des conservateurs en 1993. Le nouveau gouvernement libéral a présenté le projet de loi C-7 (maintenant passé), qui est similaire au projet des conservateurs. Il double les pénalités pour les premières offenses de possession de marijuana, définit n'importe quelle substance qui altère l'esprit comme une substance contrôlée sous cet acte, et augmente le pouvoir arbitraire de la police en matière de recherche et saisie, entre autre choses.
Le projet de loi C-7 a effectivement amené la guerre à la drogue Américaine au Canada, et subordonna les droits civils Canadiens aux conventions internationales conduites par les Américains. L'autre chose que le projet de loi C-7 était supposé faire était de légaliser la variété industrielle basse en THC de la plante. La ministre de la santé, Diane Marlow, a statué qu'elle allait délivrer des licences pour la production de culture de chanvre une fois que le projet de loi C-7 serait approuvé (250 licences émises en 1998 au Canada). Le Futur Le mouvement pour mettre fin à la prohibition du cannabis a fait des gains significatifs ces derniers mois. Un grand nombre de magasins "de chanvre" ont ouvert leurs portes à travers le Canada, certains d'entre eux vendant des pipes et des bongs (en violation directe de la section 462.2 du Code Criminel), à côté de textiles de chanvre et de produits tirés d'huile de chanvre. Une grande quantité d'informations à propos des nombreux effets bénéfiques du cannabis a été produite et distribuée à un nombre grandissant de Canadiens. Le coroner en chef de la Colombie-Britannique a récemment examiné la situation entourant le grand nombre de morts reliées à la drogue dans sa province, et ses recommandations incluaient la légalisation du cannabis et la décriminalisation des " drogues dures ". Les membres du parlement des quatre partis majeurs ont parlé contre le système actuel de prohibition criminelle.
L'élan que la cause a gagné ne doit pas être alloué à chanceler. Le processus d'éducation et de libération doit continuer si nous, comme Canadiens, souhaitons vivre dans une société vraiment libre et démocratique. Il est essentiel que le peuple qui comprend la nécessité de terminer la prohibition de la drogue travaille vers ce but. Vous devez écrire à vos représentants des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux et leur dire comment vous vous sentez. Participez aux rassemblements et aux marches. Prenez connaissance des parutions et événements dans la communauté du cannabis. Si un effort sérieux est fait maintenant, peut-être qu'ensuite les Canadiens pourront de nouveau être capable de cultiver le cannabis et profiter de ses bénéfices sans peur de la persécution.
Originellement trouvé sur le site web de HempBC sans auteur mentionné, janvier 1999. Source : Hemp BC www.hempbc.com Traduction : Évolution Québec
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